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Crystal Lake cartonne, la série dérivée de Vendredi 13 mérite-t-elle votre attention ?

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La saison est propice, la promesse est belle et le casting très solide. Crystal Lake vient de se terminer sur HBO Max et les audiences sont très bonnes. Mais au cœur d’un automne très chargé, faut-il vraiment se lancer ?

  • La série Crystal Lake, dérivée de Vendredi 13, offre un mélange efficace de suspense et d’horreur avec une esthétique rétro soignée.
  • Elle explore les origines de Jason et Pamela Voorhees tout en revisitant les codes du slasher des années 70
  • Malgré une promotion limitée, Crystal Lake mérite d’être regardée pour son ambiance nostalgique et ses séquences saisissantes.

Au cinéma et sur les plateformes, on ne sait vraiment plus où donner de la tête. La fin d’année 2026 est particulièrement chargée pour les amateurs de fantastique, d’horreur et plus largement de tout ce qui a trait aux univers geek. Tant et si bien que Crystal Lake a bénéficié d’une campagne promotionnelle très limitée dans l’Hexagone. Pas de grandes affiches, comme pour House of the Dragon, ou d’interviews avec la presse internationale, comme The Last of Us, la série dérivée de Vendredi 13 passerait presque inaperçue. Dommage, car elle a plus à offrir que ses liens de parenté avec l’une des sagas les plus populaires au rayon horreur.

Un mystère latent

Parfois, il y a des choses qu’il ne vaut mieux pas expliquer. Et parfois, on se dit qu’une petite remise en contexte ne peut pas faire de mal. Suivant la tendance qui veut que chaque licence emblématique obtienne son extension sur le petit écran, A24 explore la mythologie de Vendredi 13 en racontant les origines de Jason et Pamela Voorhees. Comment le garçon a survécu à la noyade ? Quels sont les évènements qui ont amené sa mère à devenir une tueuse en série ?

Crystal Lake fait comme bien souvent dans l’explication de texte et ajoute un peu plus d’éléments de mythologie à une saga qui s’était déjà depuis longtemps égarée. Quelqu’un se souvient du moment où Jason est cryogénisé pendant 400 ans et dans l’espace ?

Crystal Lake Avis (3)
© HBO Max

Fort heureusement, la série de Brad Caleb Kane revient aux basiques. Un camp d’été, des adolescents en rut et une petite ville frappée par une série de tragédies. Le premier épisode s’ouvre d’ailleurs sur la “mort” de Jason, victime de la négligence de ses surveillants plus occupés à batifoler qu’à assurer la sécurité des enfants. Derrière cette descente aux enfers de Pamela, Crystal Lake construit aussi une intrigue autour de deux mystérieux hommes qui viennent à sa rencontre et la ramène à son passé.

Les premiers épisodes sont très efficaces, bénéficient d’un indéniable suspense et d’un talent pour nous happer. Si l’on peut regretter que ce volet soit un peu mis de côté au milieu de la saison, que la série n’arrive pas toujours à définir son ordre de priorité, la mayonnaise prend.

Les jolies colonies de vacances

Plus que n’importe quel studio, A24 a forgé sa réputation grâce à son esthétique rétro. Du grain, des couleurs vives et saturées et un mélange entre tradition et modernité (oui, c’est volontaire). Car pendant longtemps, A24 a été présenté comme le petit studio indépendant sur lequel miser au moment de choisir sa séance. Le cook kid qui rivalise avec les géants de l’industrie grâce à des succès comme Hérédité, Midsommar ou encore Uncut Gems.

Crystal Lake Avis (2)
© HBO Max

Sans surprise, Crystal Lake aussi repose sur son ambiance, ses costumes des années 70 autant que la lumière ocre qui baigne les décors naturels. La nostalgie est prégnante, surtout retranscrite au travers d’effets de zoom, des caméras à l’épaule et une bande originale rétro. Ça fonctionne, surtout parce que la série tente de faire naitre une fresque des États-Unis à cette époque.

Le mouvement hippie fait de plus en plus d’adeptes, tandis que certaines jeunes femmes doivent encore répondre à des dogmes religieux très stricts, assez habilement Crystal Lake déconstruit les thématiques inhérentes aux slashers pour les réinventer, souvent sous le prisme de l’humour acide.

Crystal Lake Avis
© HBO Max

Ça tranche sérieusement

Bon, c’est bien mignon tout ça, mais l’horreur alors ? Si Crystal Lake est plus avare en séquences horrifiques que nombre des séries du genre contemporaines, comme From ou Welcome to Derry, elle ne nous épargne pas pour certains coups de sang. La série maitrise d’ailleurs particulièrement ce volet. La mise en scène soigne ses effets, sublime les effets pratiques pour créer au choix le malaise, le dégout et la peur. On pensait que Crystal Lake serait un peu en retrait, mais il y a une véritable montée en puissance et des scènes qui retournent l’estomac.

Verdict : Crystal Lake vaut clairement votre temps et surtout en cette saison. Après la déception Below sur Netflix, un sous Widow’s Bay, la série A24 ne ment pas sur la marchandise et fait exactement ce que l’on attend d’elle : revisiter le slasher des années 70, le moderniser et nous retourner l’estomac, à défaut de notre cerveau.

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